Via Campesina
Par hervé le mardi, février 6 2007, 15:35 - Cultures Humanitaires - Lien permanent
Les musiques du monde soutiennent les paysans du monde
Vía Campesina, les musiques du monde soutiennent les paysans du
monde
Le premier Forum Mondial sur la Souveraineté Alimentaire (Contre la Faim
dans le Monde et pour une Agriculture Vivrière) aura lieu en 2007 au Mali à
Nyéléni. Pour soutenir cet événement et en support à l'organisation "Vía
Campesina", dix sept artistes se sont regroupés pour la bonne cause. Le label
"daquí" des Nuits Atypiques de Langon produit cette compilation, en vente dès
le 12 octobre et distribuée par Harmonia Mundi, dont les bénéfices serviront à
financer l'organisation du Forum durant lequel 600 délégués issus des cinq
continents se rencontreront.
Vía Campesina, pour le droit à la souveraineté
alimentaire
Vía Campesina est un mouvement international rassemblant les organisations
paysannes de petits et moyens agriculteurs, de travailleurs agricoles, de
femmes ainsi que les communautés indigènes d'Asie, d'Afrique, d'Amérique et
d'Europe.
C'est un mouvement indépendant de toute organisation politique, économique ou religieuse qui milite pour le droit à la souveraineté alimentaire et pour le respect des petits et moyens paysans.
daquí, le label des musiques du monde
daquí (qui veut dire d'ici en occitan) est le label discographique des Nuits
Atypiques de Langon, festival des musiques du monde qui a lieu chaque année au
mois d'Août, sur les bords de la Garonne.
Ce label valorise l'idée d'une identité ouverte et d'une vision plurielle de
l'homme et de sa culture. Il traduit également la volonté d'implanter ici, sur
ces terres de longue tradition orale, une activité économique qui, forte de son
identité artistique et de sa dimension citoyenne, se donne le monde pour
terrain d'action et de réflexion.

Dix sept artistes pour un monde plus juste
Les artistes présents sur la compilation : Manu Chao (France-Espagne) /
Cesaria Evora (Cap vert) / Tiken Jah Fakoly (Côte d’Ivoire) / Emir Kusturica
& The No Smoking Orchestra (Balkans) / Femi Kuti (Nigéria) / Goran Bregovic
( Balkans) / Samir Joubran (Palestine) / Raul Barboza (Argentine) / Luzmila
Carpio (Bolivie) / Feo-Gasy (Madagascar) / Guafa (Colombie) / Bethany &
Rufus (Etats-Unis) / Anando Gopal das Bâul (Inde) / Nahawa Doumbia (Mali) /
Celso Machado (Brésil) & Qiu Xia He (Chine) / Mamar Kassey (Niger) /
Djiguiya (Burkina Faso) et les témoignages de: Ibrahima Coulibaly (Mali) /
Alberto Gomez (Mexique) / José Bové (France) / Evo Morales (Bolivie) / Joao
Pedro Stedile (Brésil).
Certains des artistes figurant sur cet album sont de réputation
internationale, d’autres sont des musiciens moins connus du grand public. A
l’opposé d’une quelconque didactique « militante », les artistes de ce
disque sont portés par une esthétique, une poésie, un imaginaire et parlent
d’un monde vivant, multicolore, pluri-rythmique, enraciné dans sa terre et
ouvert aux quatre vents du monde. Tous viennent de différents pays du monde,
n’ont pas la même couleur de peau, la même culture, la même langue. Ce qui les
rassemble, c’est leurs différences et leur conception d’un monde fraternel et
solidaire.
Les "musiques du monde" paradoxalement s’enracinent dans un "local", dans un
"pays", une langue, une culture, une identité particulière, une vision du
monde. Cet album a donc été réalisé dans un souci de valoriser l’identité de
chacun des artistes : langue, style de musique, type d’instruments,
contenu, et ainsi de mettre en avant la diversité linguistique, musicale et
culturelle de notre planète. On y entend donc un grand nombre de langues :
français, anglais, espagnol, portugais mais aussi malgache, foulfouldé, dioula,
bengali, bambara, quetchua, etc. On y entend aussi des instruments bien
particuliers : quatro llanero (petite guitare des plaines de Colombie),
pipa (luth chinois). Certains de ces instruments sont fabriquées par les
musiciens eux-mêmes : ektara du Bengale, tambours du Burkina Faso, flûte
du Niger ou de Madagascar ... Les chansons viennent de la tradition ou sont de
création récente, elles parlent de corruption, de violation des droits de
l’homme mais aussi d’amour, d’enfance, d’amitié, de solidarité ... Les musiques
sont acoustiques ou électriques, festives, nostalgiques, rituelles. Elles
rappellent que depuis toujours la musique accompagne l’être humain tout au long
de sa vie, de la naissance à la mort, pour le meilleur et pour le pire.
Les musiques du monde soutiennent les paysans du monde La diversité des
musiques du monde s’enracine dans les cultures paysannes encore bien vivantes
sur notre planète. Ces identités particulières et cette diversité culturelle
renvoient à la bio-diversité et la grande variété des plantes, semences et
savoirs paysans. Plaidoyer contre l’uniformisation, cette compilation dessine
un monde pluriel et défend la diversité, qu’elle soit végétale, animale
humaine, linguistique, culturelle ou musicale.
-> Le site du mouvement Vía Campesina : http://viacampesina.org
-> Le site de daquí, label des musiques du monde : http://www.daqui.fr
-> Le site des Nuits Atypiques de Langon : http://www.nuitsatypiques.org
-> Le site d'Harmonia Mundi : http://www.harmoniamundi.com
